Les racines restées au pays

Amel* pose sa constellation ce jour-là en disant qu’elle voudrait trouver sa liberté 

Nous posons la constellation :
Elle choisit un représentant pour son Père, sa Mère, ses frères et sœurs.
Lorsqu’elle place les différents participants, représentants de son système familial, tous sont tournés vers l’extérieur et regardent au loin.
Les ressentis sont variés mais un point commun revient souvent :

« Ils voudraient partir de là, sortir, aller vers ce qui est au loin »…

Je place un nouveau représentant, là où tous regardent.

Certains pleurent, d’autres semblent comme s’éveiller ou encore vouloir s’approcher.

La représentante d’Amel se sent très en lien avec cette nouvelle personne placée dans le champ. Elle voudrait s’en approcher.

Dans ce que Bert Hellinger appelait le « mouvement de l’ame », je propose à chacun.e de bouger et de trouver une place qui leur semblera juste

Tous se mette en mouvement, se rapprochant ou s’éloignant au contraire de ce nouveau représentant encore inconnu de tous.
Amel s’approche, se met en face et je vois de la curiosité, un certain apaisement se dessiner sur son visage.

Après avoir demandé à Amel, son ressenti, je fais le tour des représentants.

Le père est triste, « profondément triste et encore plus depuis que le représentant est rentré » nous dit-il. Il préférait presque quand il (le représentant) était absent ; il pouvait regarder au loin.

La mère s’est figée dans une espèce de raideur, de dignité. Elle ne veut rien dire. Elle s’est éloignée de cet élément et ne veut rien en savoir.

J’annonce qui est le Représentant et je lui demande de dire : « Je suis le Maroc

Nous faisons une résolution avec le Pays d’origine du père, de la mère d’Amel ainsi qu’un temps de connexion à leurs racines.

Amel demande la bienveillance et voudrait se sentir libre de rester ici en France.

Je fais rentrer un représentant de la France. 
Les deux pays s’accordent à dire qu’ils sont bienveillants et qu’Amel est libre.

Voici Amel qui peut maintenant savourer cette liberté nouvelle.


* les prénoms de ce récit ont été modifiés.
Crédits : Nathalie Maldjian

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